Journée d'étude : Association Ad hoc : actualités
Journée des doctorants 2014 – Bilan
Par Gaëlle Debeaux, le 23/03/2014
Une semaine après la tenue de la désormais traditionnelle Journée des Doctorants du CELLAM organisée par Adhoc, l’association des jeunes chercheurs du CELLAM, il est temps de dresser un bilan.
Cette année encore, cette Journée a été très riche. Nous avons eu le plaisir d’écouter des prestations de qualité de doctorants de première, deuxième, troisième et dernière année de thèse, et les thématiques abordées étaient variées.
La matinée semblait être placée sous le signe du rapport de la littérature à d’autres formes d’art : Kanako Makino a proposé un exposé détaillé de l’influence de Louis Figuier dans la vulgarisation de la photographie comme procédé scientifique et artistique, au XIXème siècle en France, mettant en lumière un penseur fort peu connu de l’assemblée. A sa suite, Clarisse Bailleul a présenté son approche méthodologique concernant l’établissement d’un corpus portant sur les peintres-écrivains bretons, en abordant des problématiques littéraires, patrimoniales et scientifiques. Rubén Pujante Corbalan a évoqué un poète espagnol contemporain encore peu connu en France, Antonio Gamoneda, et a présenté l’état d’avancement de ses recherches portant sur la notion de mémoire mais aussi sur le rapport étroit qu’entretient le poète avec la peinture. Enfin, pour clore cette matinée, nous avons entendu la communication de Noëmie Vermoesen interrogeant la possibilité d’une approche littéraire des musiques électroniques, et plus particulièrement des discours critiques tenus sur ces musiques électroniques.
L’après-midi était presque entièrement consacrée à des questionnements ancrés dans la littérature moderne et contemporaine. Barbara Servant a présenté ses travaux portant sur la notion de légèreté pensive chez trois auteurs du XXème siècle, Italo Calvino, Raymond Queneau et Iris Murdoch, en montrant comment cette notion, centrée autour du plaisir de raconter des histoires, s’élabore à la fois dans leurs écrits théoriques et dans leurs œuvres romanesques. Gisela Bergonzoni a exposé ses recherches concernant la mort de l’auteur, théorisée dans les années 1960, et sa figuration problématique au sein de romans récents, en proposant un panorama d’œuvres présentant des personnages d’auteurs. Gaëlle Debeaux a évoqué ses pistes de réflexion portant sur la structuration du roman par engendrement de récits multiples et a questionné le passage de la littérature papier à la littérature numérique sous l’angle de la multiplication des récits. Mentionnons enfin la belle intervention de Romain Courapied qui a clos cette journée et qui interrogeait la possibilité de penser les gender studies à partir de la littérature décadente, intervention ancrée dans l’actualité et qui invitait à reconsidérer les catégorisations tant littéraires que sociétales.
L’intérêt de cette Journée réside dans la possibilité qu’elle offre aux doctorants du CELLAM de partager leurs objets de recherche, mais aussi leurs méthodologies et leurs interrogations auprès d’un public varié : nous comptions cette année parmi nos auditeurs des étudiants de master, des doctorants et des enseignants-chercheurs, que nous remercions chaleureusement de leur présence.
Adhoc, l’association des jeunes chercheurs du CELLAM



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