Appels à contributions

Du 13/03/2013 au 13/03/2013

L’auteur et ses personnages au miroir de la littérature mondiale

Lieu UFR ALC, salle recherche, Université Rennes 2

Contact [email protected] et [email protected]

La question de l’auteur, de son statut et de ses représentations, longuement discutée par la critique littéraire du XXe siècle, demeure au cœur des réflexions sur la littérature et ses enjeux dans la période contemporaine : en témoignent, ces dernières années, non seulement le renouveau des approches sur la notion d’auteur mais aussi – et surtout – les œuvres littéraires elles-mêmes en quête de nouvelles formes de représentation de l’auteur. Déclaré « mort » pour l’interprétation des textes, l’auteur reste pourtant incontournable dans le système de promotion des livres, engagé dans la construction d’une « posture » (Meizoz) ou d’une « scénographie auctoriale » (Maingueneau, Diaz) dans le champ littéraire jusque dans la fiction narrative. Au fur et à mesure que l’analyse des figures publiques de l’auteur se précise, en prenant alors la mesure des représentations imaginaires qui les imprègnent, se multiplient en effet les récits qui mettent en scène des personnages d’écrivain, telles les fictions d’auteur, les fictions biographiques, les autofictions, entre autres, pour mieux interroger les ambiguïtés de l’auteur contemporain.

L’étude des postures auctoriales et celle des représentations fictionnelles de l’auteur ont connu un fort développement dans le domaine des littératures européennes et américaines. De leur côté, les études sur les littératures dites postcoloniales se sont appuyées sur la notion de « scénographie » pour cerner la manière dont les écrivains élaborent dans l’œuvre un lieu d’énonciation et se forgent ainsi une place dans le champ littéraire (Moura). La présence de personnages d’écrivain dans les romans est là aussi de plus en plus fréquente, comme Lydie Moudileno l’a étudié dans le roman antillais, signe d’une profonde réflexion sur le statut d’auteur, sans doute catalysée par des manifestes tel le fameux « Pour une littérature-monde en français ».

Cette journée entend articuler ensemble ces perspectives d’analyse afin d’ouvrir l’étude des représentations de l’auteur, tant dans ses postures que dans ses mises en scène littéraires, à la littérature-monde. Il s’agira de se demander si un rapprochement des stratégies auctoriales des  littératures européennes et américaines contemporaines et des  littératures postcoloniales est éclairant et dans quelle mesure les créations littéraires s’entrecroisent dans leur recherche de formes pour s’affronter à la question de l’auteur, que la réflexion sur la force et la vertu de la littérature face à l’histoire immédiate rend d’autant plus aiguë. Par exemple, les jeux postmodernes sur la figuration de l’auteur traversent-ils l’ensemble des littératures contemporaines ? Les scénographies postcoloniales construites par les œuvres s’inscrivent-elles en rupture des autres scénographies auctoriales ? Leurs enjeux doivent-ils être distingués ou retrouve-t-on des dynamiques communes dans l’appréhension de l’identité, de la réalité contemporaine et du champ littéraire ? En quoi les formes narratives hybrides qui se multiplient ces dernières décennies, jouant de la frontière entre fiction et réalité, interrogent-elles les postures auctoriales et permettent-elles aux écrivains d’affronter les contradictions auxquelles ils font face ?

 

Bibliographie

Bouju Emmanuel (dir.), L’Autorité en littérature, Rennes, PUR, coll. Interférences, 2010.

Diaz José-Luis, L’écrivain imaginaire. Scénographies auctoriales à l’époque romantique, Paris, Honoré Champion, 2007.

Maingueneau Dominique, Le discours littéraire. Paratopie et scène d’énonciation, Paris, Armand Colin (collection U), 2004.

Meizoz Jérome, Postures littéraires. Mises en scène modernes de l’auteur, Genève, Slatkine Érudition, 2007.

-La fabrique des singularités. Postures littéraires II, Genève, Slatkine Érudition, 2011.

Moudileno Lydie, L’écrivain antillais au miroir de sa littérature: mises en scène et mise en abyme du roman antillais, Paris, Éditions Karthala, 1997.

-Parades postcoloniales : la fabrication des identités dans le roman congolais, Paris, Éditions Karthala, 2006.

Moura Jean-Marc, Littératures francophones et théorie postcoloniale, Presses universitaires de France, « Écritures francophones », 1999.

Pluvinet Charline, Fictions en quête d’auteur, Presses universitaires de Rennes, « Interférences », 2012.

 

Les propositions (un titre et un résumé, d’une page maximum, accompagnés d’une notice bio-bibliographique) devront être envoyées, avant le 17 décembre 2012, à yolaine.parisot@free.fr et à charlinepluvinet@yahoo.fr

 

 

Calendrier

Date limite pour l’envoi des propositions : 17 décembre 2012

Réponse des organisateurs : 11 janvier 2013

Journée d’étude : 13 mars 2013


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Programme
 
Du 03/04/2013 au 03/04/2013

Appel à communication : « La critique rock : formes, valeurs et représentations »

Lieu salle recherche ALC

Contact [email protected]

La critique rock : formes, valeurs et représentations

(Université Rennes 2, CELLAM, « Axe littérature et arts », Groupe Phi / Institut universitaire de France)

Dans le cadre du programme collectif « La critique musicale au XXe siècle » déposé par Timothée Picard auprès de l’Institut Universitaire de France, deux journées d’études seront consacrées à la critique des « musiques populaires » : rock et musiques actuelles, organisées par Aurélien Bécue et Noëmie Vermoesen. La première aura lieu le 3 avril 2013 à l’Université de Rennes 2 et portera spécifiquement sur la critique rock.

Argument :

La critique rock possède désormais une longue histoire, depuis sa fondation à la fin des sixties, qui a été marquée par de multiples évolutions stylistiques, querelles musicales ou parti-pris éthiques. Dans le sillage de l’ouvrage collectif Rock Criticism from the Beginning, nous nous proposons d’analyser ce vaste territoire comme un champ culturel autonome possédant des codes et des normes, des genres et des formes privilégiés[1]. Aussi, c’est bien en tant que fait littéraire que nous souhaitons interroger la critique rock, en posant notamment les questions de ses spécificités stylistiques[2], de la relation « métacritique » du critique à l’écriture, ou encore des conditions du jugement de goût et du jugement de valeur.

Sans néanmoins négliger les composantes sociologiques et socioculturelles de la critique rock, il s’agira de réfléchir à la pertinence d’une « écriture rock », « écriture du rock » ou « écriture sur le rock », en analysant les formes et les styles de ces écritures (et des revues qui les accueillent). En outre, à partir de cette approche formelle, il sera donc possible de questionner la question de la valeur de la musique – mais également de l’écriture – dans ce champ, et les évolutions de cette valeur, sous l’effet croisé des mutations du rock et de sa réception dans des aires culturelles diverses.

Les approches comparatistes et croisées seront privilégiées afin de territorialiser au mieux les caractéristiques stylistiques, génériques, esthétiques et éthiques de ces textes et de rendre compte des différents espaces nationaux marqués par la critique rock (journalisme anglo-saxon en premier lieu, mais également français, allemand, etc.).

Aussi, nous envisageons trois axes de réflexions principaux non-exclusifs pour lesquels sont proposées quelques pistes non-exhaustives d’études :

Une approche formelle autour de la genèse de la critique rock et la formation d’un canon :

-          L’âge d’or, les pionniers de la critique rock et la nostalgie

-          Formation et dépassement d’un canon

-          Caractéristiques stylistiques (invective, hyperbole, adresse au lecteur, rupture(s), etc.)

-          Conséquences formelles des évolutions musicales (glam rock, punk, post-punk, grunge ou noise par exemple)

-          La spécificité de revues, de générations de critique (les plumes du NME), de mouvements (journalisme gonzo) ou d’aires culturelles

-          Représentation de l’histoire musicale

-          Mise en scène de l’écoute du rock

Une approche axiologique autour des questions de la valeur de la musique et de la littérature dans la critique rock :

-          Le rock et les autres musiques (classique, jazz)

-          Appréciation, goût et jugement de valeur

-          Le contexte historique des jugements de valeur

-          La légitimité et le refus du sérieux

-          La question de l’authenticité,  du cool ou de l’artifice

-          L’érudition et le « snobisme à l’envers »

-          Réceptions et transpositions de la critique rock anglo-saxonne

Une approche éthique articulant la posture du critique rock et sa relation à l’écriture :

-          La question de la subversion

-          La question de la légitimité

-          Les critiques rock universitaires et le rapport à l’institution

-          Journalisme et publications littéraires

-          La mise en scène de l’écriture et de la publication (commentaires métacritiques)

-          Critique rock et gonzo journalisme

Enfin, si cette journée est à première vue directement destinée aux spécialistes de littératures comparée, française ou étrangères, toute proposition émanant d’autres disciplines (sociologie, musicologie, histoire, esthétique, etc.) et s’inscrivant dans le cadre présenté ci-dessus sera évidemment la bienvenue. Les propositions (une page maximum présentant la problématique et le corpus, accompagnée d’une biographie) sont à envoyer aux adresses suivantes : [email protected] et [email protected].

Vous pouvez télécharger l’appel ici.

Calendrier :

Date limite pour l’envoi des propositions : 15 janvier 2013

Retour des propositions : 1er février 2013

La seconde journée « La critique des musiques actuelles : entre anciens et nouveaux médias » aura lieu à la fin de l’automne 2013.

Les communications feront l’objet d’une publication.

Comité scientifique : Aurélien Bécue, Timothée Picard, Noëmie Vermoesen.


[1] “One problem that has guided our investigation from the outset is to what degree and in what sense rock criticism has been established as a cultural field, bridging the gap between journalism and popular music. […] Contributing to a new understanding of popular culture, rock criticism has developed its own standards, its own themes to dispute, its own doxa, its own stylistic repertoire and its own criteria for access.”, (Ulf Lindberg et alii., Rock Criticism from the Beginning, Amusers, Bruisers & Cool-Headed Cruisers, New-York, Peter Lang, 2005, p. 329.)

[2] Cette question est également soulevée par les auteurs de Rock Criticism from the Beginning: “The best writers are often those whose styles are able to convey some of the feelings that the music triggers. This involves an approach to literary – lyrical or, more commonly, narrative – tools. A close examination would probably show some predilection for expressive tropes (metaphor, irony, hyperbole) over figures that impose some kind of syntactic (antithesis, anaphora, parallelism) or sound (various kinds of rhyme) patterns on the text”, (Ibid., p. 342.)


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Du 6/06/2012 au 6/06/2012

Entre espace littéraire national et espace littéraire international

Le cas des littératures d’Amérique latine du « boom » à nos jours

Lieu Université Rennes 2

Contact [email protected], [email protected]

Présentation

(Université Rennes 2, CELLAM, en partenariat avec l’Université de Liège ).

L’intérêt porté pendant la dernière décennie à l’existence d’un modèle de production et de circulation mondiale de la littérature a mis à l’épreuve la définition et la délimitation même de la notion de champ littéraire. Les études de Pascale Casanova, Anna Boschetti, Michel Le Bris et Jean Rouaud consacrées au sujet témoignent de cet élargissement des frontières géographiques de l’univers littéraire, tout en portant un nouveau regard sur les pratiques de production et de consécration littéraires. Nouveau défi pour les approches sociologiques, historiques et comparatistes de la littérature, la notion d’un « espace littéraire mondial » a ouvert toute une série de problématiques, notamment en ce qui concerne la conformation des espaces littéraires nationaux, leurs échanges et leurs luttes « pour et par le capital culturel » (Casanova 2008 : 46). Mais, si Pascale Casanova revient à de nombreuses reprises sur le cas latino-américain, on peut constater qu’une grande partie des études se penche surtout sur les espaces nationaux européens et francophones.

Il nous semble donc judicieux d’aborder le cas des littératures latino-américaines au sein de ce processus d’unification de l’univers littéraire mondial. Bien que la littérature latino-américaine n’accède à la reconnaissance et au marché littéraire mondiaux que dans la deuxième moitié du XXe siècle, la conformation des institutions littéraires nationales date de la fin du XIXe siècle, période qui voit la consolidation les nouveaux États Nations et l’apparition d’un « marché de biens symboliques »[1].

Cette première journée d’étude vise donc à présenter, à travers des études de cas et  différentes synthèses de l’évolution d’un champ littéraire national particulier, un panorama le plus global possible. Ce point sur l’état des espaces littéraires nationaux et des « conditions sociales de la circulation internationale » (Bourdieu ; 2002) partira des années 1950 et s’étendra à nos jours. Nous privilégions les approches sociologiques, d’analyse du discours, historiques et comparatistes du fait littéraire.

Pour structurer l’analyse, nous envisagerons quatre axes thématiques :

1. « Trajectoires ». Par ce terme, nous entendons interroger la mobilité spatiale de l’écrivain et la corrélation entre cette mobilité internationale et le cadre institutionnel littéraire national. On pourrait ainsi schématiser trois types de relation :

- Une structure institutionnelle inexistante ou trop fragile pour assurer le processus de circulation et de consécration littéraires entraîne un déplacement vers « un univers plus doté en ressources littéraires »[2].

- Une structure institutionnelle forte existe, mais elle est dépendante de référents littéraires extérieurs. Le déplacement vers « un pays plus doté littérairement » (Casanova 2008 : 29) n’est alors pas obligatoire, mais il peut favoriser l’accumulation d’un capital littéraire. Un autre enjeu consiste à se déplacer pour revendiquer, au sein même de l’espace d’origine, un champ littéraire national plus autonome.

- Présence d’une structure institutionnelle, mais dépendante à l’égard du pouvoir politique ou économique. Le déplacement de l’écrivain vers un pays doté d’un espace littéraire plus autonome prend, dans les cas d’oppositions les plus fortes, le visage de l’exil.

2. Scénarios auctoriaux et image d’auteur : Se positionner sur la scène littéraire nationale et mondiale implique aussi de s’exhiber, se montrer, s’offrir en spectacle. De là l’importance d’adopter une « posture », une « identité auctoriale » reconnaissable par le public et par ses pairs[3]. Dans cet axe, nous proposons d’analyser, à travers ses manifestations formelles et médiatiques, les différentes représentations de l’écrivain latino-américain. On distinguera entre les images construites par l’auteur lui-même (scénarios auctoriaux) et les images produites par les discours extérieurs[4].

3. Pratiques d’écriture et choix esthétiques. Les auteurs latino-américains héritent un patrimoine littéraire national et international et c’est du rapport à ce double héritage que témoignent formellement leurs textes. Cet héritage adopte la forme d’un « espace de possibles » formels et idéologiques qui déterminera leurs différentes prises de position. Il s’agira donc dans cet axe d’analyser les choix génériques, thématiques et stylistiques que chaque écrivain opère pour se positionner dans la scène littéraire nationale et internationale.

4. Instances de consécration et de diffusion. La consécration, en tant qu’« effet d’un processus institutionnel autorisé, centré sur la réception d’un auteur et de son œuvre et consistant en une qualification différentielle »[5], passe inévitablement par des instances qui « sanctionnent la valeur d’un écrivain et de son œuvre ». Mais, dans le contexte d’une globalisation de la production et la circulation littéraires, comment peut-on aborder ce processus de consécration ? Comment ces instances deviennent-elles opérantes aux niveaux national et international ? Comment peut-on expliquer la conformation d’une institution littéraire nationale dans le processus de globalisation et d’uniformisation des pratiques de diffusion et de consécration littéraires ? Comment peut-on envisager les rapports de forces entre les pays dotés d’une institution littéraire fragile et les plus dotés littérairement ?  À travers l’étude des modes opératoires des instances de consécration nationales et internationales, cet axe s’interroge sur les stratégies de promotion et de consécration des écrivains latino-américains, tout en abordant les relations entretenues entre l’espace littéraire national et l’espace littéraire international.

Comité scientifique :

Jean-Pierre Bertrand

Emmanuel Bouju

Björn-Olav Doz

Pascal Durand

Fernando Moreno

Nestor Ponce

François Provenzano

Kristine Vanden Berghe

Format des interventions :

30 minutes d’exposé portant au choix sur un cas d’étude (parcours d’un auteur ou d’une instance précise) ou sur la synthèse de l’évolution d’un champ littéraire national particulier.

Publication :

Les actes de la journée serviront de support pour une publication dans la revue COnTEXTES.

Vos projets d’intervention (deux pages maximum) sont à envoyer aux adresses mail suivantes : [email protected] et [email protected] pour le 1 janvier au plus tard. La journée d’étude se tiendra à l’Université Rennes 2 le 6 juin 2012.

Comité organisateur

Juan Zapata

Université de Liège

Emilie Etemad-Kasaeyan

Université Rennes 2

Repères bibliographiques

BOSCHETTI Anna : L’espace culturel transnational. Nouveau Monde Édition, coll. « Culture/Media », 2010

BOURDIEU Pierre, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Seuil, 1992

BOURDIEU Pierre, « Le marché de biens symboliques ». Paris : L’Année sociologique, 22, 49-126.

BOURDIEU Pierre, « Les conditions sociales de la circulation internationale des idées » , Actes de la recherche en sciences sociales, 2002/5 no 145, p. 3-8.

CASANOVA Pascale, La République mondiale des lettres, Paris, Éditions du Seuil, [1999], coll. Points, 2008.

DIAZ Jose-Luis, L’écrivain Imaginaire. Scénographies auctoriales à l’époque romantique, Paris, Honoré Cahmpion, 1007.

DUBOIS Jacques, L’institution de la littérature. Nathan/Labor, 1978

LE BRIS Michel et ROUAUD Jean, Pour une littérature-monde, Paris, Éditions Gallimard, 2007

PRADEAU Christophe et SAMOYAULT Thiphaine (dir.) : Où est la littérature mondiale ?, Presses Universitaires de Vincennes, coll. « Essais et Savoirs », 2005

SAPIRO Gisèle, La responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (XIXe -XXème siècle), Paris, Éditions du Seuil, 2011

SAPIRO Gisèle (dir.) : L’espace intellectuel en Europe. De la formation des États-nations à la mondialisation, XIX – XXIe siècle, paris, la découvert, 2009.

YURKIEVICH, Saúl : Littérature latino-américaine : traces et trajets, Folio Essais, Gallimard, 1988.

YURKIEVICH, Saúl (directeur) : Identidad cultural de Iberoamérica en su literatura, Madrid, Alhambra, 1986.

YURKIEVICH, Saúl : A través de la trama : sobre vanguardias literarias y otras concomitancias, Fankfurt Madrid : Vervuert : Iberoamericana, 2007.

Liens internet :

https://www.espacesse.org/fr/

https://contextes.revues.org/

https://aad.revues.org//662)

https://www.crimic.paris-sorbonne.fr/-SAL-.html


[1] Suite à l’adoption du modèle économique et administratif européen.

[2] Pour reprendre les termes de Pascale Casanova, il est alors question de « refuser l’héritage parce qu’il est trop pauvre ou trop fragile » (Casanova 2008 : 65)

[3] Voir : José-Luis Diaz, L’écrivain imaginaire. Scénographies auctoriales à l’époque romantique, Paris, Honoré Champion, 2007.

[4] Voir l’article de Ruth Amossy, « La double nature de l’image d’auteur » (https://aad.revues.org//662)

[5] Voir : Björn-Olav Dozo et François Provenzano , « Comment les écrivains sont consacrés en Belgique », COnTEXTES [En ligne] , n°7 | mai 2010 , mis en ligne le 03 juin 2010, consulté le 27 octobre 2011. URL : https://contextes.revues.org/index4637.html


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Du 11/03/2011 au 11/03/2011

Pouvoirs de la littérature et modèles de la communauté

Lieu B 332 - Université Rennes 2

Contact [email protected]

Les actes de cette journée sont désormais disponibles :

https://www.cellam.fr/?p=2568

Dans une époque marquée par la globalisation, la question de l’appartenance à une communauté se pose de façon aiguë, en interrogeant tout autant « vivre-ensemble » et « vivre-avec ». Pour illustrer sa complexité définitionnelle, on peut partir de deux approches situées avant et après 1989.
En 1977, Roland Barthes déploie le « fantasme » d’une communauté idiorrythmique et interroge la possibilité de conjuguer un vivre-ensemble avec le respect du rythme propre à tout individu :
« idiorrythmiques = groupement peu nombreux et souple de quelques sujets qui essayent de vivre ensemble (non loin les uns des autres), en préservant chacun son rhutmos. Question : pourquoi se groupent-ils ? »
En 2001, au moment de la parution de La Communauté affrontée, longtemps après la chute du Mur et peu après les attentats du 11 Septembre, Jean-Luc Nancy redéfinit la notion de communauté par l’image de la brisure. Il souligne l’épuisement de la pensée de l’Un, alors même que la communauté se désagrège en des communautés qui s’affrontent entre elles.
Dans le contexte actuel, on assiste à l’infléchissement du fantasme de Barthes qui peut sembler paradoxal. En effet, la volonté d’un « vivre-ensemble » apparaît comme secondaire face au souci de préserver les particularités de l’individualité.
C’est pourquoi nous souhaiterions analyser plus largement la relation entre littérature(s) contemporaine(s) et communauté. On pourra ainsi interroger en termes de distance, d’écart, le rapport de l’un et du multiple, fondé par un spectre de l’investissement allant de l’« acédie » (perte d’investissement et du désir) à l’action pour la communauté. S’ « il nous manque un mot » (Nancy) pour désigner l’être-en-commun ou l’être-avec, nous proposons d’analyser – au travers de lectures ouvertes de romans contemporains – l’investissement, la distance ou le retrait de la littérature face à la communauté.
Nous vous invitons à réfléchir à partir de trois groupements thématiques :
-    Représentation de la ou des communautés.

Comment la littérature contemporaine met-elle en scène la ou les communautés ? Quel(s) type(s) de communauté décrit-elle ? Selon quelles modalités ?

-    Investissement ou désinvestissement de la communauté par le littéraire.

•    Comment la littérature contemporaine investit-elle la notion de communauté ? Les œuvres contemporaines peuvent-elles légitimer cette notion et œuvrer pour la fondation de communautés ? Dans ce cas, quel(s) type(s) de communauté(s) peut ou veut mettre en place la littérature ? Quel télos  lui assigne-t-elle ?
•    Comment penser la figure de l’auteur et son autorité dans la communauté ? Comment la « souveraineté de la communauté » rencontre-t-elle voire se confronte-t-elle à celle de l’auteur ?

-    Expressions communautaires, expressions littéraires.
La parole communautaire fait-elle violence à la parole littéraire, la parole littéraire donne-t-elle à entendre une parole communautaire ?

Ces pistes ne sont bien entendu pas exhaustives.
Cette journée d’études se tiendra le 11 mars 2011 à l’Université de Rennes 2, et sera principalement ouverte aux jeunes chercheurs et doctorants en littérature générale et comparée, mais également à des intervenants d’autres disciplines des sciences humaines (LLCE, philosophie et sociologie notamment). Elle s’inscrira dans le cadre du programme de recherche du groupe Phi (CELAM) « Pouvoir, puissance, force ».
Aurélien Bécue, Emilie Etemad, Chloé Tazartez (Doctorants en littérature comparée, Groupe phi, CELAM)


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