Présentation
Présentation
Pour ce prochain quadriennal, le GRECES (Groupe de recherche et d’étude sur culture écrite et société) rejoint les Romanistes et propose un programme de recherche pour 2010/2012 intitulé « Écriture épistolaire », en lien avec le SIECE, séminaire de recherche de l’équipe LEA de l’Université d’Alcala de Henares qui lui-même travaille sur un projet financé par le Ministerio de Ciencia e innovación, « Cinco siglos de cartas. Escritura privada y comunicación epistolar en España en la Edad Moderna y Contemporánea», (HAR2008-00874/HIST).
Problématique
Cette recherche souhaite poser les questions de l’écriture, de la lecture et de la matérialité de l’épistolaire dans l’espace des langues romanes de l’époque moderne à l’époque contemporaine. Á s’en tenir à ce qu’il est convenu d’appeler hâtivement le genre épistolaire, les manifestations d’une telle matière, tant imprimée que manuscrite, méritent une nouvelle incursion plus scientifique et plus étayée tant elles sont nombreuses dans l’Italie, l’Espagne et la France dès le 16ème siècle au plan littéraire mais aussi religieux, politique, économique, public ou privé. Les questions d’édition seront aussi au coeur des préoccupations du groupe : l’édition d’épistolaires, la publication de correspondances offrent un corpus intéressant qu’on s’attachera à étudier dans la perspective de la culture écrite. On envisagera également l’étude de la correspondance entre « auteurs » (à prendre dans son sens le plus large : écrivains, dramaturges, poètes, artistes plastiques, musiciens) et, plus
particulièrement, entre écrivain et éditeur. En marge de ce programme, un projet européen de recherche collective sur le phénomène éditorial de la collection est en voie d’élaboration : LA COLLECTION COMME OBJET EDITORIAL DANS L’ESPACE EUROPEEN (XVIII/XX SIECLES) – Responsable
scientifique : Christine Rivalan Guégo, Université Rennes 2.
L’idée est de réunir des chercheurs qui travaillent déjà sur la thématique des collections – entendues comme séries d’ouvrages publiés par des maisons d’édition ou des groupes de presse et présentant une caractéristique commune – afin de mutualiser les forces et les compétences, confronter les méthodologies et dresser un état des recherches permettant d’envisager une étude comparative. Il s’inscrit dans la continuité de recherches déjà menées dans la plupart des pays européens car l’étude des collections a déjà une histoire (Olivero, 1999). Cependant, l’ampleur du corpus explique les approches encore trop fragmentaires de ce phénomène qui relève désormais d’une étude à l’échelle européenne et structurée autour d’une réflexion en rapport avec le contexte historique et culturel dans lequel il se développe. Dans cette perspective, un groupe de travail est en cours de constitution. Outre les chercheurs français – eux-mêmes répartis en équipes qui étudient l’espace français ou d’autres espaces européens – différents chercheurs en Europe se sont associés au projet. Afin de disposer d’éléments relatifs à l’exportation et la diffusion de modèles la participation de chercheurs sur l’espace latino américain est également acquise (Argentine).


